15.05.2011 - Appel à candidatures d’experts en éducation pour une étude de faisabilité

Étude de faisabilité pour la création d’une licence francophone à l’Université du Pacifique Sud sur le campus Emalus de Port-Vila (Vanuatu).

Ambassade de France à Port-Vila, Agence universitaire de la Francophonie, Ministère de l’éducation du Vanuatu, Université du Pacifique Sud.

Date limite : 15 juin 2011.

Contacts :

- Jean Charconnet, Ambassade de France à Port-Vila, Lini Highway, BP 60, Port-Vila, Vanuatu. Courriel : jean.charconnet@diplomatie.gouv.fr. Tél. (678) 28 700.

- Ludovic Levasseur, Antenne AUF Port-Vila, BP 227, Port-Vila, Vanuatu. Courriel : ludovic.levasseur@auf.org. Tél : (678) 24 264.

1. Contexte de l’action.

Faisant suite au constat de l’augmentation des flux d’étudiants du Vanuatu ayant accès aux études supérieures en français, afin de diversifier les offres de formation présentielles à Port-Vila et de donner la possibilité aux étudiants francophones de suivre un cursus en partie dans leur langue et ouvrant aux masters internationaux, le Ministère de l’éducation du Vanuatu, en collaboration avec l’Ambassade de France à Port-Vila et l’Agence universitaire de la Francophonie (ci appelés maitres d’ouvrage), souhaite mettre en place une licence francophone à l’Université du Pacifique Sud, sur le campus Emalus de Port-Vila (Vanuatu).

Des ébauches de maquette du cursus ont été pensées par les maitres d’ouvrages, ces maquettes comprennent des volumes horaires assez importants en langue et méthodologie et débouchent sur les possibilités de poursuivre en master de sciences sociales, relations internationales ou linguistique/didactique des langues. Ces premiers jalons laissent à penser que ce projet est réalisable, mais demandent une étude plus poussée, conduite par des experts.

2. Présentation de la mission.

Dans le cadre de l’appui à la francophonie universitaire dans le Pacifique et sur financement obtenu dans le cadre de la convention de coopération Nouvelle-Calédonie/Vanuatu, le Ministère de l’éducation du Vanuatu, en collaboration avec l’Ambassade de France à Port-Vila et l’Agence universitaire de la Francophonie, lance un appel à candidatures pour une mission d’expertise portant sur la faisabilité d’une licence francophone à l’Université du Pacifique Sud sur le campus Emalus de Port-Vila.

3. Objectif général de la mission.

L’objectif de cette mission est d’évaluer la faisabilité du montage d’une licence bilingue français-anglais à l’Université du Pacifique Sud et d’élaborer une maquette de cette licence qui se devra d’être opérationnelle à la rentrée 2012 du calendrier universitaire hémisphère sud. Les modalités de mise en œuvre de cette licence, dans ses aspects académique, didactique et financier restent à définir et dans cette perspective, il est essentiel que la mission identifie des partenaires forts, capables de porter, à court et moyen terme, une formation à visée régionale.

L’objectif général de cette mission d’expertise est donc de s’assurer que ce projet recueille les suffrages (l’accord et l’implication) de l’ensemble des partenaires.

4. Profil des experts.

Cet appel s’adresse à des universitaires ayant une expérience significative dans la coopération internationale et dans l’appui aux systèmes éducatif en général et universitaire en particulier, ceci dans le contexte spécifique du Pacifique. Par ailleurs, au vu des orientations qui seront attachées à cette licence, cette mission sera menée par une équipe qui devra être composée de :

- un expert en sciences juridiques ;
- un expert en sciences sociales ;
- un expert en curriculums et programmes universitaires (connaissance du Pacifique recommandée).

5 . Tâches liées à la mission.

Les experts sélectionnés auront pour tâche :

- de rencontrer l’ensemble des partenaires concernés par le projet afin de recueillir les attentes, les souhaits et les engagements de chacun ;
- d’évaluer la faisabilité de la mise en place d’une licence au campus Emalus USP (enseignants, étudiants, programmes,...), de faire des recommandations en vue d’offrir un cursus en trois ans, cohérent et de qualité, en conformité avec les normes académiques et didactiques de l’Université du Pacifique Sud, de l’Université de Nouvelle-Calédonie et en adéquation avec les recommandations des maitres d’ouvrage du projet ;
- de rédiger un rapport commun dans lequel doit notamment apparaître le déroulé de la mission, les comptes rendus des entretiens, les points forts et les points faibles du projet, les acteurs pressentis pour participer au projet, un référentiel général d’orientations et de contenus, des propositions de pérennisation de la licence.

6. Déroulement de la mission.

L’étude de faisabilité suivra dans les grandes lignes les points d’analyse qui composent les termes de référence (cf. ci-dessous) qui seront préalablement communiqués aux experts, pour aboutir à un rapport détaillé contenant des recommandations pour l’ensemble des composantes du projet et qui servira de base pour la réflexion à mener dans le cadre de la création de la filière.

Cette mission d’expertise et de formation comporte trois phases :

Phase 1 : rencontres avec les autorités universitaires des trois établissements, les grands bailleurs de fonds de la région, les organisations internationales, les autorités éducatives et politiques.

Phase 2 : rédaction d’un rapport indiquant les atouts et les limites du montage d’une licence au campus Emalus de l’USP dans ses implications didactiques, administratives, académiques, universitaires et financières.

Phase 3 : remise officielle de l’étude de faisabilité aux différents partenaires : Gouvernement de Nouvelle-Calédonie – Ministère de l’éducation du Vanuatu – Université de Nouvelle-Calédonie – Université du Pacifique Sud – Ambassade de France à Port-Vila – Agence universitaire de la Francophonie (liste non définitive, d’autres partenariats pouvant se greffer).

7. Calendrier.

15/05/2011 : lancement et diffusion de l’appel à candidatures par les maitres d’ouvrage.

15/06/2011 : clôture de l’appel à candidatures.

Du 15/06/2011 au 01/07/2011 : examen des dossiers de candidatures par les maitres d’ouvrage.

01/07/2011 : réunion des maitres d’ouvrage et communication des résultats aux institutions candidates.

Du15/07/2011 au 05/09/11 : mise en relation des trois experts sélectionnés, préparation et coordination de la mission, diffusion des termes de référence de la mission par les maitres d’ouvrage.

Du 01/08/11 au 25/10/11 : mise en oeuvre des trois missions (Suva, Nouméa, Port-Vila) à raison de 5 jours par site.

30/10/11 : remise officielle du rapport, si possible en présence des experts.

8. Conditions de candidature.

L’institution candidate doit :

  1. être membre de l’Agence universitaire de la Francophonie (voir www.auf.org/membres/) ou une structure de formation reconnue par le gouvernement du pays d’implantation,
  2. faire parvenir le dossier de candidature dans les délais,
  3. rattacher au dossier toutes les pièces jointes demandées.

Le (la) missionnaire doit :

  1. être francophone,
  2. justifier du statut de chercheur ou d’enseignant-chercheur (CR, DR, McF, PR), en activité.
9. Procédure de sélection des institutions candidates.
  1. Les institutions candidates déposent leur dossier auprès de l’ambassade de France à Port-Vila qui en examine leur recevabilité administrative.
  2. Après examen de leur recevabilité, les dossiers font l’objet d’un examen par les maitres d’ouvrage du projet.
  3. Il appartient aux maitres d’ouvrage de définir les critères d’arbitrage conduisant à l’attribution de la mission d’expertise.
  4. Le non respect des conditions de candidature (cf. point 8) et des critères de recevabilité (cf. point 4) entraîne l’exclusion du processus de sélection.
  5. Dès la sélection opérée par les maitres d’ouvrage, il revient à l’ambassade de France à Port-Vila de faire connaître à toutes les institutions candidates les résultats de la sélection.
  6. L’institution sélectionnée est avertie par courrier électronique qui comprend le règlement de la mission et une convention entre les maitres d’ouvrage et l’institution.
10. Critères de sélection des candidats.

Les principaux critères de sélection sont :

  1. la qualité scientifique du dossier,
  2. le profil du missionnaire et notamment sa connaissance des enjeux universitaires dans le Pacifique et son expérience dans les missions d’expertise.
11. Prise en charges des missionnaires.

Le Ministère de l’éducation du Vanuatu, sur financement obtenu dans le cadre de la convention de coopération Nouvelle-Calédonie/Vanuatu, prend en charge :

  1. les titres de transports internationaux et nationaux,
  2. les frais de visa ou de formalités d’entrée dans le pays,
  3. les frais d’assurance-maladie, accident et rapatriement,
  4. les per diem à raison de 210 €/jour,
  5. les frais de documentations (sous réserve d’accord des maitres d’ouvrage).
12. Constitution du dossier de candidature.

Le dossier de candidature doit comprendre la totalité des pièces suivantes :

  1. un document justifiant du statut de chercheur ou d’enseignant-chercheur,
  2. un document justifiant du statut juridique de l’établissement,
  3. un curriculum vitae actualisé, la liste des activités du missionnaire,
  4. un descriptif détaillé du projet envisagé pour atteindre les objectifs de la mission.

Termes de référence de la mission

L’étude de faisabilité s’effectuera selon les termes de référence suivants :

1. Analyse des objectifs de la licence.

- la formation sera-t-elle adaptée aux besoins et spécificités locales ?
- la formation aura-t-elle un caractère régional ?
- assurera-t-elle un effet démultiplicateur ?
- le cours assurera-t-il un niveau universitaire aux étudiants concernés ?
- l’équivalence du diplôme délivré sera-t-elle reconnue par les établissements concernés, par les établissements de la région, par les établissements du Nord ?
- l’université de Nouvelle-Calédonie (UNC) et l’Université du Pacifique Sud (USP) pourront-ils prendre seuls en charge la licence à partir de 2015 ?

2. Les bénéficiaires de la licence.

- combien de personnes seront formées ?
- quel encadrement sera offert aux étudiants ?
- quelle sera l’insertion professionnelle et la valeur des diplômés sur le marché de l’emploi ?
- cette licence intègrera-t-elle des étudiants de la sous-région ? Si oui, cette approche est-elle pertinente ?

3. Partenariats internationaux.

- le partenariat est-il bien défini : complémentarité des partenaires, définition claire du rôle de chaque partenaire, distribution adéquate des tâches, répartition des efforts budgétaires de chacun.
- l’ensemble des partenaires et bailleurs de fond (notamment regroupés au sein de l’Education Partner Group) ont ils été contactés ?

4. Partenariat local.

- quelle sera le niveau d’intervention des autorités académiques dans la définition du projet licence francophone ?
- quelles seront les formes de communication entre les professeurs de l’UNC et les professeurs de l’USP ?
- en dehors des deux universités d’accueil, serait-il possible d’insérer des intervenants extérieurs ?
- la licence tient-elle compte des priorités des partenaires universitaires ? Les besoins de l’USP et de l’UNC ont ils été pris en compte ?
- quelle est la capacité de gestion des institutions partenaires ?
- quel est le degré de consultation et d’implication des partenaires ?
- quelle est la motivation et quelles sont les compétences disponibles chez les maitres d’ouvrage ?

5. Contexte.

- quels sont les principaux facteurs externes (contexte politique, institutionnel) qui pourraient affecter le déroulement du projet ? Ont-ils été pris en considération et de quelle manière ?
- l’insertion du projet dans le contexte socio-culturel et économique local a-t-elle été étudiée ?

6. Déroulement de la mission.

- le chronogramme a-t-il été respecté ?
- les engagements pris par les parties ont-ils été respectés ?

7. Résultats.

- quels pourraient être les indicateurs objectivement vérifiables qui permettraient d’évaluer l’impact de la formation ?
- quels sont les résultats attendus ?
- quel impact le projet pourrait avoir sur les partenaires ? Pour d’autres bénéficiaires ?

8. Synergies.

- des bailleurs de fonds complémentaires ont ils été identifiés ?
- pourront-ils intervenir après une première période de 3 ans ?
- existe-t-il des synergies avec d’autres projets ?
- si oui, le rôle des organismes est-il clairement défini ?
- si non, de telles synergies devraient-elles être envisagées ?

9. Durabilité.

- la reprise locale de la licence est-elle assurée (ressources humaines et financières) ?
- les retombées du projet sont-elles durables pour les bénéficiaires ?
- le projet aidera-t-il à renforcer l’infrastructure locale, régionale ?

10. Ressources humaines.

- des enseignants de l’UNC et de l’USP ont-ils été identifiés ? Quelle est leur disponibilité pour intervenir au sein de la licence ? Quel sera leur statut ?
- des ressources humaines à Port-Vila ont elles identifiées ?
- la licence s’ouvrira-t-elle à des enseignants ne relevant pas de l’USP et de l’UNC ? Quel statut auront-ils ?

Dernière modification : 25/08/2014

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