20.06.2012 - La Conférence des Nations unies pour le développement durable Rio+20

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Du 20 au 22 juin 2012, une Conférence des Nations unies sur le développement durable se tiendra à Rio. Il s’agit de la Conférence Rio+20. 20 ans après le Sommet de la Terre, les dirigeants du monde entier se retrouvent au Brésil pour prendre des engagements décisifs pour le développement durable et, au delà, pour l’avenir de la planète.

Ce grand rendez-vous mondial sur le développement durable sera l’occasion de recréer l’élan civique et l’engagement politique suscité par le Sommet de la Terre en 1992. Pour cela la France se mobilise à travers tous ses acteurs : publics, privés, société civile et citoyens.

Découvrez dans cette rubrique les engagements de la France en matière de développement durable et les positions qu’elle va défendre à Rio+20.

Brochure de présentation des conférences organisées par le Ministère des affaires étrangères à Rio :

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BIODIVERSITÉ

Les enjeux en matière de biodiversité à Rio+20

Tout autant que l’eau ou l’air, la biodiversité est essentielle à la vie et au bien être de tout être humain. C’est elle qui nous fournit de quoi nous nourrir, nous vêtir, ou nous soigner. Elle nous rend d’innombrables services comme la régulation du climat, l’atténuation des catastrophes naturelles, la lutte contre l’érosion des sols.
Pourtant, partout sur la planète, la biodiversité est menacée par les activités humaines. Les États Parties à la Convention sur la diversité biologique se sont donné une stratégie pour enrayer cette dégradation. Le Sommet de Rio+20 doit être l’occasion de proposer des voies pour avancer dans ce sens.

Les forêts, quant à elles, concentrent des enjeux globaux considérables en matière de biodiversité et de lutte contre l’effet de serre et concentrent à ce titre l’attention de tous à l’approche de Rio+20. La gouvernance des enjeux forestiers internationaux reste à ce jour très parcellaire et devrait bénéficier indirectement des réformes envisagées à l’approche de Rio en matière de gouvernance internationale de l’environnement au sens large.

La France s’engage à Rio+20 en matière de biodiversité

La France et l’Europe s’engagent à renforcer la prise en compte de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes dans toutes les politiques publiques. Pour ce faire, elles proposent un partenariat mondial, associant la société civile, et le développement de nouveaux indicateurs complémentaires du PIB. Il s’agira, en particulier de mesurer la valeur économique du capital naturel, d’intégrer cette valeur du capital naturel dans les comptes nationaux et de promouvoir l’investissement dans le capital naturel.

Concernant le secteur des forêts, la France :

- défendra la vision de la gestion durable des forêts adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2007 ;
- confirmera son engagement en tant que partie prenante active du plan d’action FLEGT de l’Union européenne concernant l’exploitation illégale et le commerce du bois, et du mécanisme REDD+ pour la lutte contre la déforestation mis en place à l’occasion du Sommet de Copenhague sur le climat ;
- fera également valoir son expérience et ses perspectives au sujet des forêts tropicales en présentant un certain nombre de projets emblématiques et en diffusant un ouvrage collectif de l’ensemble des acteurs français (publics, privés, universitaires et associatifs).

Site de référence : Site du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

RÉSILIENCE AUX CATASTROPHES NATURELLES

Les enjeux en matière de résilience aux catastrophes naturelles à Rio+20

Les risques et le coût des catastrophes naturelles se sont fortement accrus au cours des dernières années, notamment du fait du changement climatique. Issue de la question humanitaire, la prévention des risques s’inscrit dans une logique de développement durable, en tentant de réduire les conséquences économiques, sociales et environnementales d’un développement parfois imprudent et irréfléchi. Elle mobilise la communauté internationale et cet engagement devra se refléter à Rio+20.

La France s’engage à Rio+20 en matière de résilience aux catastrophes naturelles

La France, qui a développé une politique nationale structurée de prévention des risques, est régulièrement sollicitée pour intervenir à l’international dans le domaine de la connaissance du risque ou dans celui de la formation d’acteurs locaux en matière de sécurité civile, de mise en place de systèmes d’alerte précoce, de météorologie ou de lutte contre les criquets pèlerins. La stratégie humanitaire de la France fait du renforcement de la résilience des populations l’un des quatre axes guidant notre action humanitaire.

La France s’engage à promouvoir à Rio+20 les initiatives prises en matière de prévention des risques. Avec l’Union européenne, bailleur de fonds majeur, et ses partenaires européens, elle appuiera une politique de prévention des risques cohérente et lisible qui prenne en compte les questions d’adaptation aux risques liés au changement climatique et la stratégie européenne de développement durable. La France est convaincue que le renforcement de la gouvernance environnementale participe de la même logique de résilience que le développement durable.

Site de référence : Rubrique du site France Diplomatie sur le Centre de crise.

LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN

Les enjeux en matière de développement humain à Rio+20

La déclaration de Rio de 1992 souligne la dimension sociale du développement durable : « Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature  ». Le volet social constitue en outre l’un des 3 piliers du développement durable.

Lors de la présidence française du G20, le sommet de Cannes (novembre 2011) a reconnu l’importance « d’investir dans des socles de protection sociale définis au niveau national », pour encourager « une croissance résiliente, la justice sociale et la cohésion  ».

Pour renforcer la dimension sociale du développement durable, la conférence de Rio+20 devra par conséquent envoyer un signal très clair à la communauté internationale pour que le développement durable soit global et contribue à éliminer la pauvreté et l’injustice sociale.

La France s’engage à Rio+20 en matière de développement humain

La France s’engage à promouvoir la dimension sociale du développement durable qui comprend :

- le droit à une éducation de qualité à tous les niveaux ;
- l’accès à la formation professionnelle et à la formation tout au long de la vie ;
- le travail décent, l’insertion professionnelle des jeunes, des séniors et l’assurance-chômage ;
- le financement durable de la santé, à travers la couverture universelle du risque maladie ;
- l’accès aux services de planification familiale et santé sexuelle et reproductive et la lutte contre la mortalité maternelle et infantile ;
- l’égalité hommes-femmes, l’autonomisation et la défense des droits des femmes.

Site de référence : Site du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT

Les enjeux en matière d’eau et d’assainissement à Rio+20

La communauté internationale doit renouveler, à Rio, ses engagements concernant l’eau et l’assainissement. Alors que l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement reste un défi pour lutter contre la pauvreté, les pressions démographiques, économiques et climatiques affectent les ressources en eau, en qualité et en quantité. Les conclusions de la conférence des Nations unies pour le développement durable Rio+20 doivent intégrer ces dimensions transversales et appeler à une gestion de l’eau durable, responsable et équitable.

Les priorités de la France pour Rio+20 en matière d’eau et d’assainissement

Troisième bailleur bilatéral pour les actions touchant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la France a plus que doublé son aide au développement depuis 2002 dans ce secteur (600 millions d’euros par an aujourd’hui).

Elle a accueilli le 6e Forum mondial de l’eau du 12 au 17 mars 2012 à Marseille et s’est engagée à en porter les conclusions à la conférence Rio+20, en particulier à travers les 3 priorités politiques qui sont au cœur de sa propre politique de l’eau :

- accélérer la mise en œuvre du droit à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, avec un accent particulier sur la gestion des eaux usées ;
- accroître la cohérence des politiques de l’eau, de l’énergie et de la sécurité alimentaire pour optimiser leur contribution à l’économie verte ;
- mieux intégrer l’eau dans le cadre institutionnel du développement durable dans l’agenda post 2015.

Site de référence : Site du 6e Forum mondial de l’eau de Marseille.

L’ÉCONOMIE VERTE ET INCLUSIVE

Les enjeux en matière d’économie verte et inclusive (ou équitable) à Rio+20

À l’heure où les périls auxquels doivent faire face l’homme et la nature s’aggravent chaque jour, il nous faut rechercher les voies d’un développement durable pour l’ensemble de la planète. C’est la raison pour laquelle le premier défi de Rio+20 sera d’initier la transition vers une économie verte et inclusive.

Cette économie verte et inclusive doit à la fois concilier croissance économique, progrès sociaux et réponse aux grands défis environnementaux, et mieux intégrer les trois piliers du développement durable : l’environnemental, l’économique et le social.

Rio+20 se doit de proposer des avancées sur l’économie verte et inclusive à l’heure où ce concept s’impose dans les discussions d’experts et dans les négociations internationales, notamment au G20.

La France s’engage à Rio+20 en matière d’économie verte et inclusive

La France, avec ses partenaires européens, s’engage en faveur de résultats concrets et tangibles sur l’économie verte et inclusive à Rio+20 :

- un engagement mondial et une compréhension commune de l’économie verte et inclusive ;
- une feuille de route des Nations unies pour une économie verte, qui clarifiera les étapes et fédèrera les efforts aux niveaux national et international ;
- une boîte à outils ou guide des meilleures pratiques qui traduira le concept d’économie verte et inclusive en actions ;
- un jeu d’indicateurs qui, au-delà du PIB, mesureront les progrès en faveur du développement durable, dans la lignée des recommandations de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi.

L’ÉNERGIE

Les enjeux en matière d’énergie à Rio+20

L’énergie est au cœur des problématiques de développement humain, social, économique et durable. L’accès à des sources sûres et durables d’énergie est une condition indispensable pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. Cette dimension doit être davantage prise en compte par la communauté internationale dans le cadre de Rio+20. L’adoption d’un objectif de développement durable « énergie » peut y contribuer. L’appui renforcé à l’accès à des services énergétiques innovants, fiables et abordables, aux énergies renouvelables ainsi qu’à l’efficacité énergétique est un facteur déterminant pour la croissance verte.

La France s’engage en matière d’énergie

La France s’engage à Rio à :

- promouvoir un accès à des sources d’énergie innovantes pour tous ;
- coopérer avec les pays du Sud en vue d’assurer leur sécurité énergétique et de soutenir leur développement économique ;
- participer à une transition énergétique vers une économie mondiale sobre en carbone à travers le développement des énergies renouvelables, de systèmes énergétiques plus durables et les économies d’énergie ;
- soutenir les nombreux efforts et initiatives en cours, en particulier l’initiative climat Paris-Nairobi et l’initiative « Énergie durable pour tous » (SE4ALL) pour étendre et rendre progressivement universel l’accès à l’énergie durable.

LES FINANCEMENTS INNOVANTS POUR LE DÉVELOPPEMENT

Les enjeux en matière de financements innovants pour le développement à Rio+20

Les financements innovants pour le développement (FID) sont nés d’un constat. Les sommes allouées par les États au titre de l’aide publique au développement (APD) ne seront pas suffisantes pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. Évoqués pour la première fois à la Conférence des Nations unies sur le financement du développement de Monterrey (2002), ils sont reconnus depuis comme des mécanismes plus stables, plus prévisibles et plus pérennes permettant de générer des ressources complémentaires à l’APD traditionnelle.

À ce jour, les financements innovants mis en place ont d’ores et déjà permis de mobiliser près de six milliards de dollars de financements complémentaires, stables et prévisibles.

La conférence de Rio+20 devrait être l’occasion de poursuivre le débat onusien sur ce thème.

La France s’engage à Rio+20 en matière de financements innovants pour le développement

La France a été à l’initiative de la création d’un Groupe Pilote sur les FID en 2006. Cette plateforme de discussion et d’échange d’informations, qui rassemble sur une base informelle des États pionniers dans la recherche de FID, des organisations internationales et des ONG, est aujourd’hui la principale enceinte de discussion et de proposition sur les FID.

À Rio, la France portera un message fort à l’occasion d’un événement de haut niveau organisé avec les 63 pays du Groupe pilote et les Nations unies. Des personnalités internationales y présenteront des expériences réussies de financement innovant. Ce sera également l’occasion de présenter toutes les options discutées lors des réunions du G20 :

- les mécanismes de marché ;
- les instruments de garantie ;
- les contributions citoyennes ;
- les taxes sur les activités mondialisées dont fait partie la taxe sur les transactions financières.

Site de référence : Site du Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement.

LA GOUVERNANCE

Les enjeux en matière de gouvernance à Rio+20

Pour doter le développement durable d’un socle solide et pérenne pour affronter les défis futurs, il est essentiel d’arriver à un résultat ambitieux sur le cadre institutionnel du développement durable, l’un des deux thèmes officiels de Rio+20.

En effet, les piliers social, économique et environnemental du développement durable sont complémentaires mais le cadre institutionnel existant peine à mettre en œuvre les synergies nécessaires.

Par ailleurs, le pilier environnemental est trop faible : il est indispensable de le doter d’une capacité d’impulsion politique et de pilotage à la hauteur des enjeux. Ce diagnostic est très largement partagé : c’est la raison pour laquelle la France s’engagera avec détermination à Rio+20 sur ce sujet.

La France s’engage à Rio+20 en matière de gouvernance

La France, avec ses partenaires européens, s’engage pour un résultat ambitieux sur la gouvernance à Rio+20. Elle défend :

- le renforcement de la gouvernance internationale de l’environnement par la transformation du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en agence spécialisée des Nations unies pour l’environnement basée à Nairobi ;
- le renforcement la gouvernance internationale du développement durable dans son ensemble.

Ces réformes doivent être l’occasion de mieux mettre en valeur, au sein du nouveau cadre institutionnel, la place de la société civile et des acteurs non étatiques. C’est une question de démocratie mais aussi d’efficacité.

Site de référence : Site du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Les enjeux en matière de sécurité alimentaire à Rio+20

La conférence de Rio+20 doit ouvrir la voie à une meilleure prise en compte de la sécurité alimentaire et de la nutrition mondiale par la communauté internationale. Un défi majeur doit être relevé : il s’agit de nourrir une population de neuf milliards de personnes en 2050 dans un contexte rendu plus difficile par le changement climatique et l’évolution des habitudes alimentaires.

Rio+20 est une enceinte adaptée pour promouvoir la sécurité alimentaire et la nutrition mondiale en s’appuyant sur les 3 piliers du développement durable : l’économique, l’environnemental et le social.

Les priorités de la France pour Rio+20 en matière de sécurité alimentaire

La France s’engage à donner toute se place au thème de la sécurité alimentaire et de la nutrition lors de la conférence de Rio+20 : disponibilité, accès, qualité nutritionnelle des aliments et gestion coordonnée des crises alimentaires au niveau international. Elle défend son inclusion, en particulier dans la feuille de route pour une économie verte et inclusive et de futurs Objectifs de développement durable (ODD).

L’expérience de la France sur le terrain en matière de sécurité alimentaire et de nutrition et son engagement en faveur de ce thème dans toutes les enceintes, y compris le G20, renforcent la légitimité de son action dans ce domaine.

Site de référence : Site de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

LES VILLES ET TERRITOIRES DURABLES

Les enjeux en matière de villes et territoires durables à Rio+20

La ville durable, enjeu global majeur des prochaines décennies, constitue un thème émergent de la Conférence de Rio+20. En 2030, les citadins seront près de 5 milliards, soit 60 % de la population ; en 2050, sans doute 6 milliards. Cette forte croissance urbaine proviendra à 95 % des pays en développement. Pour relever le double défi, environnemental et de gouvernance, il est nécessaire d’accompagner un développement urbain inclusif permettant à la fois de contenir un processus de fragmentation sociale et spatiale et l’extension des bidonvilles, et de réduire au maximum l’empreinte écologique de ces villes. En effet, elles consomment déjà 70 % de l’énergie mondiale et émettent 70 % des gaz à effet de serre.

À Rio+20, les collectivités locales françaises et partenaires partageront des expériences et des compétences en matière de gouvernance urbaine, de gestion d’habitat, de planification du logement, de sauvegarde patrimoniale, et de restauration du cadre de vie.

La France s’engage en matière de villes et territoires durables

La France est fortement impliquée sur ce thème, tant sur son territoire national à travers le « plan ville durable », que dans le champ de la coopération internationale. Elle s’est dotée d’une stratégie les « Orientations de la coopération française en appui à la gouvernance urbaine » centrée sur l’appui aux autorités locales et a structuré son dispositif de coopération par la constitution d’un Partenariat français pour la ville et les territoires (PFVT), plateforme multi-acteurs d’échanges et de valorisation de l’expertise urbaine à l’international. Elle soutient également, par l’intermédiaire de la coopération décentralisée, de nombreux projets de sauvegarde du patrimoine naturel et culturel dans des différents pays partenaires.

Enfin, la France a choisi comme thème pour son Pavillon à Rio, celui des villes et territoires durables. Elle organisera ainsi de nombreux événements et animations sur ce thème tout au long de la conférence.

Site de référence : Site d’ONU-Habitat.

Dernière modification : 25/08/2014

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