Lancement du Club des Affaires France-Vanuatu

Le discours de l’Ambassadeur Pierre FOURNIER lors du lancement du Club des Affaires France-Vanuatu :

Monsieur le Premier ministre,
Chers compatriotes, collègues et amis,

Bienvenue, et merci à tous d’avoir répondu à cette invitation. Je suis très heureux d’accueillir ce soir à la résidence de France, le lancement du Club des Affaires France-Vanuatu.

Il nous occupe, il vous occupe surtout depuis quelques temps déjà, tant il est vrai que la dimension économique de notre mission ici, celle de la France, et plus spécifiquement la question de l’implantation des entreprises françaises au Vanuatu, comme de l’intensification des échanges avec la Nouvelle-Calédonie, est une de nos priorités.

Ceux que j’ai déjà eu le plaisir de rencontrer le savent, cette priorité sera la première que je mettrai en avant dans le plan d’action que je soumettrai à Paris dans quelques semaines : faire de la France un acteur structurant pour l’avenir du pays, dans les secteurs de l’économie et du développement. J’insiste sur l’adjectif structurant. Bien plus que d’être les premiers dans tel ou tel secteur, il s’agit avant tout d’accompagner le pays dans une vision à long terme, dans les domaines qui sont essentiels à son développement futur et vont nous engager à ses côtés pour les années à venir. Nous aurons besoin pour cela de rassembler toutes les énergies, et le Club des Affaires sera en cela un interlocuteur essentiel.

Je laisse à la présidente du Club, Madame Mathilde Augerd, le soin de vous présenter plus en détail la mission qu’il se donne, comme son articulation avec les principaux acteurs, la Chambre de Commerce et d’Industrie, ici, mais aussi tous ceux, nombreux, et représentés ici ce soir, basés en Nouvelle Calédonie, (Mouvement des Entreprises Française MEDEF, Goupement pour l’Insertion et l’Évolution Professionnelles en Nouvelle-Calédonie GIEPNC, La Fédération des Industries de Nouvelle-Calédonie FINC, CPEM, etc…)

Cette démarche s’inscrit, logiquement, parfaitement, dans le cadre d’une volonté de rapprochement exprimée conjointement par le Gouvernement de la République du Vanuatu, le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, et la France, à travers cette ambassade et les entrepreneurs des deux pays, volonté qui a pris la forme d’un accord signé le 23 février 2015, prorogé récemment, par échange de lettres, le 20 février 2019, et publié au Journal officiel, voyez si le hasard fait bien les choses, il y a quelques jours seulement, le 1er novembre.

Cette volonté partagée, celle qui sous-tend cet accord, mais aussi le lancement de ce Club d’affaire, elle est d’abord l’expression d’un triple pacte de confiance :

Confiance de nos entrepreneurs dans le Vanuatu et son formidable potentiel de développement ; Confiance des partenaires dans le lien fort, historique, culturel, géographique, qui fonde la dynamique en cours entre la Nouvelle-Calédonie et ses ambitions régionales, et le Vanuatu ; Confiance enfin dans l’avenir de la région Pacifique tel que le Président Emmanuel Macron, l’affirme à travers l’initiative indopacifique, et tel qu’il l’affirmera encore à l’occasion du One Planet Summit qui sera l’occasion de réunir en avril prochain à Papeete, le président français et les chefs d’Etat et de gouvernements de l’Océanie.

Monsieur Le Premier ministre, vous portez une vision volontariste, ambitieuse, du développement de votre pays, qui fait du tourisme et de l’agriculture, mais aussi, avant toute chose, de l’éducation, de la formation des futures élites, les fers de lance de son développement. Nous partageons cette vision, et je suis convaincu, à travers tous les échanges que j’ai pu avoir avec mes compatriotes, que les entreprises françaises constituent non seulement à cet égard un formidable potentiel, mais aussi qu’elles sont désireuses de vous accompagner sur ce chemin, pour autant naturellement qu’elles trouvent ici des conditions d’investissement, d’encadrement, de développement propices à leur essor. Nous y veillerons, à travers le dialogue que nous avons déjà engagé avec l’ensemble des acteurs, et dont le Club des Affaires sera un des lieux privilégiés.

Monsieur le Premier ministre, chers amis, tout vient à point à qui sait attendre. Personnellement je n’ai pas attendu bien longtemps, un petit mois ; d’autres portent ce projet depuis quelques années déjà – vous-même M. le Premier ministre, avez joué un rôle important dans sa genèse -, preuve d’une détermination, d’un engagement, d’une foi dans ce pays, mais aussi d’un lien affectif fort avec le Vanuatu, qui font honneur à la France. Cet entêtement-là est une vertu. Tout vient à point donc, et aujourd’hui plus encore, à quelques mois du One Planet Summit, du 40ème anniversaire de l’indépendance qui sera célébré le 30 juillet 2020, et alors que le Vanuatu va prendre la présidence du Forum des îles du Pacifique, prêt à assumer son rôle essentiel pour l’avenir de cette région du monde, dans l’affirmation de la dynamique et de l’identité mélanésienne.

Un Club des affaires, ce n’est pas le simple rassemblement d’entreprises qui ne seraient soucieuses que d’accroître leurs portefeuilles et leurs chiffres d’affaires, c’est aussi un collectif réuni par des valeurs partagées de respect et de solidarité, une culture façonnée par l’expérience d’entreprendre en tant que Français à l’étranger, dans un pays hôte pour lequel on veut le meilleur.

Pour ce meilleur, M. le Premier ministre, soyez assuré que la France et tous nos compatriotes ici se tiennent à vos côtés et aux côtés du peuple ni-van.

Bienvenue donc au Club des Affaires France-Vanuatu, auquel je souhaite longue vie !

Je vous remercie.

JPEG JPEG JPEG JPEG JPEG JPEG

Dernière modification : 06/11/2019

Haut de page