Rencontre des Secrétaires généraux du Commonwealth et de la Francophonie avec le Président de la République française, Président du G20 2011

Kamalesh Sharma, Secrétaire général du Commonwealth, et Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, ont rencontré Nicolas Sarkozy, Président de la République française, Président du G20, ce mercredi 5 octobre à Paris. À la veille du Sommet 2011 du G20 qui se tiendra les 3 et 4 novembre à Cannes (France), les Secrétaires généraux ont appelé son attention sur la nécessité de mettre en place les financements innovants additionnels, indispensables aux pays en développement.

Les deux Secrétaires généraux, qui ont rappelé au Président l’ensemble des problèmes qui pèsent sur les pays pauvres et vulnérables, ont souligné que leur solution exige désormais des moyens autres que ceux fournis par l’aide traditionnelle au développement. Celle-ci doit se poursuivre, mais l’adaptation au changement climatique, la sécurité alimentaires, le rattrapage des infrastructures, la santé et l’éducation demandent des moyens évalués en centaines de milliards.

Le G20 est aujourd’hui en mesure d’exercer son influence en encourageant les États à s’engager sur des méthodes de financement innovant à la mesure de ce défi.

Avant sa venue à Paris, lors de sa conférence de presse dans le cadre des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, Monsieur Sharma s’est félicité de la poursuite de la relation instituée en 2010 entre la présidence du G20 et les deux organisations et de l’invitation du Président Sarkozy. Le Secrétaire général du Commonwealth a confirmé que les dirigeants du G20 doivent se considérer comme les garants du développement de la majorité des pays qui n’assisteront pas aux Sommets. « 90 % du PIB mondial est représenté à la table du G20 mais 90 % des États de la planète ne sont toujours pas invités », a-t-il ajouté.

De son côté, Abdou Diouf a déclaré : « La Francophonie et le Commonwealth sont prêts à soutenir les initiatives du G20 et à prendre leur part dans l’établissement et le déploiement des financements innovants et dans la construction d’une nouvelle architecture de l’aide ».

« Il est essentiel que les moyens collectés grâce aux différents moyens et méthodes de financement innovant aillent en priorité et en majorité au développement » ont ajouté, d’une même voix, les deux Secrétaires généraux.

Pour rappel, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte 56 États et gouvernements et 19 observateurs. Le Commonwealth regroupe quant à lui 54 pays. 11 États sont membres des deux Organisations : Cameroun, Canada, Chypre, Dominique, Ghana, Maurice, Mozambique, Rwanda, Sainte-Lucie, Seychelles et Vanuatu. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org.

Dernière modification : 25/08/2014

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