Réunion 2014 de la commission mixte de coopération régionale avec le Vanuatu

La commission mixte de la convention de coopération régionale entre la France, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu s’est réunie le 3 juillet à Nouméa, coprésidée par M. Sato Kilman, Ministre des Affaires étrangères, et par Mme Sonia Backès, Membre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie en charge de la protection sociale, de la solidarité et du handicap, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. L’Ambassadeur de France, M. Michel Djokovic, participait aussi, avec les services de l’Etat, à cette importante réunion annuelle. La délégation du Vanuatu comprenait entre autres le Ministre de l’Education, M. Loughman, et les directeurs généraux du Bureau du Premier ministre et du Département de l’Education. Du côté calédonien se trouvaient notamment deux Membres du gouvernement, M. Anthony Lecren, chargé du secteur du développement durable, et M. André-Jean Léopold, chargé de l’enseignement et de la recherche.

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de gauche à droite, M. André-Jean Léopold, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie chargé de l’enseignement, M. Sato Kilman, ministre des affaires étrangères du Vanuatu, M. Michel Djokovic, ambassadeur de France au Vanuatu, Mme Sonia Backès, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie chargée de de la protection sociale, de la solidarité et du handicap, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, M. Anthony Lecren, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie chargé du développement durable, M. Bob Loughman, ministre de l’éducation du Vanuatu, M. Jean-Luc Fauré-Tournaire, conseiller diplomatique du Haut-Commissaire

Cette réunion a permis de faire le bilan des 9 projets financés par la précédente commission mixte de 2013, et de constater la bonne mise en œuvre et la pertinence de ceux-ci. La commission a également validé le financement de 8 nouveaux projets de développement. Tous ces projets avaient fait l’objet d’un examen approfondi lors du Comité technique qui s’était réuni à Nouméa en mars 2014.

Cette année, l’enveloppe disponible au titre de la convention de coopération régionale est de 275 000 euros, soit environ 34 millions de vatus, financée à hauteur de 36% par la France, via le Fonds Pacifique, et 64% par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Les secteurs de l’éducation et de la francophonie représentent une part importante du budget alloué. L’effort porte sur la poursuite de certains projets initiés en 2013, avec la création d’un campus numérique francophone de télé-enseignement dans la Province des Torba (seule province qui ne bénéficiait pas encore de ce type de structure), et aussi sur un nouveau projet de soutien aux professeurs de l’Institut de Technologie du Vanuatu (ITV).

Par ailleurs, la promotion de la Francophonie et de la diversité culturelle constitue un autre axe de cette coopération, qui prend appui sur l’Alliance Française du Vanuatu. Le projet de formation linguistique en français destinée aux fonctionnaires de l’Institut de Formation à l’Administration Publique du Vanuatu (IFAP-V) répond bien à ce critère. En coordination avec le Vanuatu Kaljoral Senta (VKS), le projet « Francophonie et dialogue des cultures » permet chaque année de mettre en valeur des artistes francophones du Vanuatu et de Nouvelle-Calédonie.

La commission mixte a également retenu le programme de financement des microprojets destinés aux communautés reculées du Vanuatu (amélioration des équipements scolaires et d’accès à l’eau potable, promotion économique des femmes…). Chaque année ce programme permet de financer une vingtaine de petits projets de développement dans l’ensemble des provinces.

Le secteur de la santé est aussi un axe d’action prioritaire. L’opération « Castor », projet phare de cette convention impliquant une étroite coordination entre les Forces Armées de Nouvelle-Calédonie (FANC), le gouvernement du Vanuatu et son Ministère de la Santé, l’Ambassade de France et certaines grandes entreprises ou associations de solidarité, a permis de rénover cette année le dispensaire de Tassiriki à Santo.

Enfin, les projets visant au renforcement des compétences et expertises entre les institutions calédoniennes et vanuataises ont également été valorisés comme l’illustre le projet « BICHLAMAR » favorisant les échanges entre les services des pêches du Vanuatu et de la Nouvelle-Calédonie pour une gestion intégrée des holothuries.

La convention de coopération régionale en cours, signée en février 2010, constitue la troisième du genre depuis 2002. Elle prendra fin en février 2015 et aura permis le financement de près d’une cinquantaine de projets. M. Sato Kilman a souhaité le renouvellement de cette convention fondée sur un véritable partenariat. Les représentants de la France et du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont exprimé cette même volonté en tant que partenaires de long terme du Vanuatu.

Dernière modification : 25/08/2014

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